Aujourd'hui Hervé a 4 ans.
Son dernier vol datait de ses 3 ans, c'était aussi son baptème de l'air
Depuis ce jour à chaque passage à l'aéro-club il demande à revoler.
Depuis un an il a appris que le manche commande les ailerons, que la grosse manette au milieu fait bouger les volets, mais je crois que la gouverne de direction reste encore un mystère pour lui. Tout ça changera certainement le jour où ses pieds toucheront les palonniers :-)
Le vol initialement prévu hier a été annulé à cause d'une méchante perturbation et
j'ai donc décidé de profiter de la fenêtre météo de ce lundi matin pour l'emmener faire un tour au-dessus de la maison, accompagné de sa grand-mère, qui ne rate aucune occasion de monter dans une machine volante, même si son gendre est aux commandes :-)
N'étant pas encore breveté (il me reste quelques navs solo à faire), mon FI nous accompagne.
Après un changement d'avion pour cause de boite de mélange sans pile, nous voilà installés à
bord d'un beau DR400/160 que je pilote pour la première fois.

Briefing sur le tableau de bord,
y'a rien de plus que sur les autres DR400 du club sauf que les instruments secondaires ne sont pas placés au
même endroit. La différence est dans les freins, situés sur les palonniers.
Tout le monde est bien installé à bord? Mise en route et roulage jusqu'au point d'arrêt.
Je déroule les checks comme d'hab, il y a un peu de vent quasiment dans l'axe, le vol s'annonce tranquille.
Au décollage nous apercevons Jersey très distinctement, je vire à droite sur la côte et je longe Dinard, puis je remonte la Rance à 1500 ft. Le Mont St Michel apparait au fond de sa baie et là-bas à droite on aperçoit déjà notre destination: l'antenne de St Pern qui culmine à 1470ft.
J'ai décidé de cheminer sur la Rance, puis sur le canal d'Ille et Rance jusqu'à Evran.
La mer est basse, les herbiers sont magnifiques, et Dinan défile sous notre aile droite.
Hervé est silencieux comme jamais! Il semble impressionné. Mais il me dit qu'il n'a pas peur.

Arrivé à Evran je bifurque en laissant l'antenne dans mes 11h et là Rennes Info demande sur la fréquence s'il y a un "Yankee quelque chose" sur la fréquence. Nous étions en écoute sur la fréquence info et mon FI répond qu'il y a effectivement un Yankee Quebec. Rennes Info nous signale la présence de l'antenne dans nos 11 heures et nous affecte un code transpondeur.
Ben une antenne culminant à 1470ft de 600ft de haut je l'avais vue, surtout par cette visi. Mais c'est gentil de leur part quand même.

Nous arrivons à Saint Pern. Je descends un peu, je ralentis et je sors un cran de volets et j'entamme une série de 360 à droite et à gauche autour de la maison. Hervé a un peu de mal à la repérer. Notre grand virage à faible inclinaison nous amène à la verticale de la maison de Kathy, sa nounou, qu'il repère sans problème au milieu des champs.
Encore quelques passages sur la maison et je mets le cap sur le lac de Rophémel et son barrage ; un de nos lieux de promenade, non sans lui avoir montré l'immense couvent des Petites Soeurs des Pauvres dont nous longeons souvent le mur d'enceinte en parcourant les sentiers derrière la maison.

Cette fois ça n'est pas mon FI qui me décrit le paysage, c'est moi qui lui montre le lac et son barrage, situés à quelque secondes de vol de la maison.
Il est alors l'heure de rentrer, je mets le cap sur Evran et je rentre en suivant le canal jusqu'au point Echo de la CTR de Dinard.
Le temps s'est couvert, les cumulus nous secouent un peu. Juste assez pour se rendre compte que cet avion "vit" le vent.
Le terrain est désert. Il est maintenant couvert par ce que je crois être des alto-stratus sombres et menaçants. Je suis autorisé à me présenter en longue finale 35. J'ai toujours ce moment d'hésitation à situer le QFU en service (hésitation entre la piste 30 et 35). Arrivé à 1500ft je déroule ma check approche. Je commence à réduire tout en maintenant ma descente sur le plan. 1200ft je réduis tout et je casse ma vitesse en cabrant. Je sors un cran de volets et je stabilise ma vitesse. 700ft, 2 crans de volets et hop...comme souvent je passe sous le plan, ce qui m'oblige
à remettre des gaz pour maintenir ma vitesse sans trop descendre.
Je m'apprète à décraber, j'arrondis doucement et je pose l'avion bien comme il faut.
J'aurais aimé le poser plus doucement, faire un vrai kiss, mais mon FI me dit que c'est bien. Il est vrai qu'on n'a pas été secoué, on a juste senti qu'on touchait Terre.
Je me retourne vers Hervé et "voilà, on est de retour!". Il semble content, mais toujours silencieux.
Voilà, encore 40 minutes de vol pour mon petit bonhomme.
Je sens que tout ça va me coûter cher un de ces jours :-)...
Son dernier vol datait de ses 3 ans, c'était aussi son baptème de l'air
Depuis ce jour à chaque passage à l'aéro-club il demande à revoler.
Depuis un an il a appris que le manche commande les ailerons, que la grosse manette au milieu fait bouger les volets, mais je crois que la gouverne de direction reste encore un mystère pour lui. Tout ça changera certainement le jour où ses pieds toucheront les palonniers :-)
Le vol initialement prévu hier a été annulé à cause d'une méchante perturbation et
j'ai donc décidé de profiter de la fenêtre météo de ce lundi matin pour l'emmener faire un tour au-dessus de la maison, accompagné de sa grand-mère, qui ne rate aucune occasion de monter dans une machine volante, même si son gendre est aux commandes :-)
N'étant pas encore breveté (il me reste quelques navs solo à faire), mon FI nous accompagne.
Après un changement d'avion pour cause de boite de mélange sans pile, nous voilà installés à
bord d'un beau DR400/160 que je pilote pour la première fois.

Briefing sur le tableau de bord,
y'a rien de plus que sur les autres DR400 du club sauf que les instruments secondaires ne sont pas placés au
même endroit. La différence est dans les freins, situés sur les palonniers.
Tout le monde est bien installé à bord? Mise en route et roulage jusqu'au point d'arrêt.Je déroule les checks comme d'hab, il y a un peu de vent quasiment dans l'axe, le vol s'annonce tranquille.
Au décollage nous apercevons Jersey très distinctement, je vire à droite sur la côte et je longe Dinard, puis je remonte la Rance à 1500 ft. Le Mont St Michel apparait au fond de sa baie et là-bas à droite on aperçoit déjà notre destination: l'antenne de St Pern qui culmine à 1470ft.
J'ai décidé de cheminer sur la Rance, puis sur le canal d'Ille et Rance jusqu'à Evran.
La mer est basse, les herbiers sont magnifiques, et Dinan défile sous notre aile droite.
Hervé est silencieux comme jamais! Il semble impressionné. Mais il me dit qu'il n'a pas peur.

Arrivé à Evran je bifurque en laissant l'antenne dans mes 11h et là Rennes Info demande sur la fréquence s'il y a un "Yankee quelque chose" sur la fréquence. Nous étions en écoute sur la fréquence info et mon FI répond qu'il y a effectivement un Yankee Quebec. Rennes Info nous signale la présence de l'antenne dans nos 11 heures et nous affecte un code transpondeur.
Ben une antenne culminant à 1470ft de 600ft de haut je l'avais vue, surtout par cette visi. Mais c'est gentil de leur part quand même.

Nous arrivons à Saint Pern. Je descends un peu, je ralentis et je sors un cran de volets et j'entamme une série de 360 à droite et à gauche autour de la maison. Hervé a un peu de mal à la repérer. Notre grand virage à faible inclinaison nous amène à la verticale de la maison de Kathy, sa nounou, qu'il repère sans problème au milieu des champs.
Encore quelques passages sur la maison et je mets le cap sur le lac de Rophémel et son barrage ; un de nos lieux de promenade, non sans lui avoir montré l'immense couvent des Petites Soeurs des Pauvres dont nous longeons souvent le mur d'enceinte en parcourant les sentiers derrière la maison.

Cette fois ça n'est pas mon FI qui me décrit le paysage, c'est moi qui lui montre le lac et son barrage, situés à quelque secondes de vol de la maison.
Il est alors l'heure de rentrer, je mets le cap sur Evran et je rentre en suivant le canal jusqu'au point Echo de la CTR de Dinard.
Le temps s'est couvert, les cumulus nous secouent un peu. Juste assez pour se rendre compte que cet avion "vit" le vent.
Le terrain est désert. Il est maintenant couvert par ce que je crois être des alto-stratus sombres et menaçants. Je suis autorisé à me présenter en longue finale 35. J'ai toujours ce moment d'hésitation à situer le QFU en service (hésitation entre la piste 30 et 35). Arrivé à 1500ft je déroule ma check approche. Je commence à réduire tout en maintenant ma descente sur le plan. 1200ft je réduis tout et je casse ma vitesse en cabrant. Je sors un cran de volets et je stabilise ma vitesse. 700ft, 2 crans de volets et hop...comme souvent je passe sous le plan, ce qui m'oblige
à remettre des gaz pour maintenir ma vitesse sans trop descendre.
Je m'apprète à décraber, j'arrondis doucement et je pose l'avion bien comme il faut.
J'aurais aimé le poser plus doucement, faire un vrai kiss, mais mon FI me dit que c'est bien. Il est vrai qu'on n'a pas été secoué, on a juste senti qu'on touchait Terre.
Je me retourne vers Hervé et "voilà, on est de retour!". Il semble content, mais toujours silencieux.
Voilà, encore 40 minutes de vol pour mon petit bonhomme.
Je sens que tout ça va me coûter cher un de ces jours :-)...
par pilotaillon
publié dans :
pilotaillon
Y'a des jours comme ça où je me dis que je suis maudit:
Il a fait beau samedi mais y'avait beaucoup de vent et j'avais quelqu'un pour garder Hervé alors moi et ma moitié on est allé au ciné. J'avais donc remis mon vol à aujourd'hui.
Aujourd'hui, beau ciel tout plein de cumulus avec au-dessus un immense ciel bleu, et quasiment pas de vent. good!
C'était sans compter le grain qui s'est déchainé sur le terrain à mon arrivée!... :-(
Mon FI a réussi à se poser avec son élève. Mais c'était plus un hydravion qu'un DR400 qui s'est posé!
Bon ben c'est encore raté me dis-je. Pourtant j'avais vraiment envie de voler après 2 mois et un jour d'abstinence forcée pour cause météo/santé/disponibilité avion, instructeur et élève pilote.
Alors que j'étais quasiment résigné à ne pas voler et que Kristell et Hervé étaient rentrés d'une ballade sur la côte qui tenait plus de la douche que de la promenade dominicale, la pluie s'est enfin calmée.
L'occasion était trop belle, allez, juste quelques tours de piste en double histoire de voir si je sais encore piloter un avion depuis le temps.
Nous voilà à bord de Hotel Kilo, un vaillant DR400/140B.
Hmmm...mise en route, la bête s'ébroue, checklists et roulage pendant le décollage d'un B737 et d'un Trislander.
Paré? Prêt? Go!
120Km/h, une impulsion sur le manche, du pied à droite et nous voilà en l'air.
Rhaaaaaa, ça fait du bieennnnnnn!
Ah, à peine à 500ft qu'on est déjà sous la pluie.
Je vire en vent traversier avec mon repère habituel: la baie de Saint Jacut.
La visi est très bonne entre les averses et le soleil près de l'horizon se glisse entre la mer et la couche de nuage en cette fin d'après-midi hivernale.
Mon FI me remémore les pré-affichages de régimes moteur et le reste revient tout seul.
Nous sommes seuls en l'air, le contrôleur à l'autre bout du micro est un pilote du club et nous nous permettons même de papoter sur la fréquence à propos d'un défaut mineur de notre avion, que nous n'avons pas vraiment constaté d'ailleurs.
Je me pose impeccablement, je me réaligne lentement et je rentre les volets ,retire la réchauffe et je remets les gaz.
Ca papote dans l'avion. Tellement que j'en oublie souvent de sortir le premier cran de volet. Heureusement je m'en aperçois au moment de virer en base car ça fait partie de mon circuit visuel, ou du moins j'ai toujours un coup d'oeil sur le tableau d'alarmes quand je vire en base, après avoir scanné le badin, le tachymètre et le vario.
J'arrive sur le plan et pendant que mon FI joue avec le GPS moi j'amène l'avion au contact de la piste. Parfait. Allez hop, encore un!
Tous les gestes sont revenus, intacts, même l'arrondi. Je suis arrivé un peu haut sur le plan au dernier tour mais j'ai bien rattrappé et j'aurais pu continuer encore. D'ailleurs j'aurais dû demander à faire un encadrement car le plafond le permettait. Enfin ça sera pour la prochaine scéance de double.
Me voilà content d'avoir enfin revolé et rassuré.
La semaine prochaine je vais faire un tour à Laval en solo et Dimanche on emmène Hervé faire le tour de notre village pour fêter ses 4 ans.
Vivement le week-end prochain!
Il a fait beau samedi mais y'avait beaucoup de vent et j'avais quelqu'un pour garder Hervé alors moi et ma moitié on est allé au ciné. J'avais donc remis mon vol à aujourd'hui.
Aujourd'hui, beau ciel tout plein de cumulus avec au-dessus un immense ciel bleu, et quasiment pas de vent. good!
C'était sans compter le grain qui s'est déchainé sur le terrain à mon arrivée!... :-(
Mon FI a réussi à se poser avec son élève. Mais c'était plus un hydravion qu'un DR400 qui s'est posé!
Bon ben c'est encore raté me dis-je. Pourtant j'avais vraiment envie de voler après 2 mois et un jour d'abstinence forcée pour cause météo/santé/disponibilité avion, instructeur et élève pilote.
Alors que j'étais quasiment résigné à ne pas voler et que Kristell et Hervé étaient rentrés d'une ballade sur la côte qui tenait plus de la douche que de la promenade dominicale, la pluie s'est enfin calmée.
L'occasion était trop belle, allez, juste quelques tours de piste en double histoire de voir si je sais encore piloter un avion depuis le temps.
Nous voilà à bord de Hotel Kilo, un vaillant DR400/140B.
Hmmm...mise en route, la bête s'ébroue, checklists et roulage pendant le décollage d'un B737 et d'un Trislander.
Paré? Prêt? Go!
120Km/h, une impulsion sur le manche, du pied à droite et nous voilà en l'air.
Rhaaaaaa, ça fait du bieennnnnnn!
Ah, à peine à 500ft qu'on est déjà sous la pluie.
Je vire en vent traversier avec mon repère habituel: la baie de Saint Jacut.
La visi est très bonne entre les averses et le soleil près de l'horizon se glisse entre la mer et la couche de nuage en cette fin d'après-midi hivernale.
Mon FI me remémore les pré-affichages de régimes moteur et le reste revient tout seul.
Nous sommes seuls en l'air, le contrôleur à l'autre bout du micro est un pilote du club et nous nous permettons même de papoter sur la fréquence à propos d'un défaut mineur de notre avion, que nous n'avons pas vraiment constaté d'ailleurs.
Je me pose impeccablement, je me réaligne lentement et je rentre les volets ,retire la réchauffe et je remets les gaz.
Ca papote dans l'avion. Tellement que j'en oublie souvent de sortir le premier cran de volet. Heureusement je m'en aperçois au moment de virer en base car ça fait partie de mon circuit visuel, ou du moins j'ai toujours un coup d'oeil sur le tableau d'alarmes quand je vire en base, après avoir scanné le badin, le tachymètre et le vario.
J'arrive sur le plan et pendant que mon FI joue avec le GPS moi j'amène l'avion au contact de la piste. Parfait. Allez hop, encore un!
Tous les gestes sont revenus, intacts, même l'arrondi. Je suis arrivé un peu haut sur le plan au dernier tour mais j'ai bien rattrappé et j'aurais pu continuer encore. D'ailleurs j'aurais dû demander à faire un encadrement car le plafond le permettait. Enfin ça sera pour la prochaine scéance de double.
Me voilà content d'avoir enfin revolé et rassuré.
La semaine prochaine je vais faire un tour à Laval en solo et Dimanche on emmène Hervé faire le tour de notre village pour fêter ses 4 ans.
Vivement le week-end prochain!
par pilotaillon
publié dans :
pilotaillon
Le blog d'un pilote du
Dimanche, et du samedi parfois, aussi.
