La raison essentielle qui me fait rester sur la pilotlist est qu'on y fait des rencontres sympathiques, au travers des rascols, nos petits rassemblements à nous.
Après avoir scruté la météo toute la semaine, pris tous les renseignements nécessaires au près d'un instructeur local (Merci encore Daniel!) la journée de Samedi s'annonçait pas mal, avec enfin un vrai temps d'été. Du moins sur la région de Saint-Malo...
Car les stratus bas ont retenu ceux qui venaient de Saint-Cyr, L'Aigle Saint-Michel, et Beauvais, une partie de la matinée. Et ils ont aussi empêché ceux qui venaient de Cherbourg et de Belgique de nous rejoindre.
C'est impatient que je me suis rendu à ce rascol, mon premier en tant que commandant de bord.
J'ai donc décollé aux commande de "mon" DR221 préféré, chargé de Kouign Amman et de jus de pomme, suivi par Rémy T dans le PA28, pour une petite demi-heure de nav, enfin, de vol magnifique avec une visibilité des grands jours, vers Avranches.
A peine décollé, on voit le Mont Saint-Michel au fond de sa baie, et je vise le rocher de Tombelaine, limite de la zone R protégeant le Mont. J'ai aussi mon GPS moving map, mais juste pour vérifier que je ne mords pas la zone, et essayer encore une fois le mode HSI en situation réelle.
Un petit saut de puce
La vue est splendide sur la baie. Toute en nuances de bleu. La marée est basse et l'atmosphère est...féérique.
Je n'ai pas pris de photos en vol mais ça donnait tout à fait ça:
Cet endroit est vraiment magnifique!
Après avoir scruté la météo toute la semaine, pris tous les renseignements nécessaires au près d'un instructeur local (Merci encore Daniel!) la journée de Samedi s'annonçait pas mal, avec enfin un vrai temps d'été. Du moins sur la région de Saint-Malo...
Car les stratus bas ont retenu ceux qui venaient de Saint-Cyr, L'Aigle Saint-Michel, et Beauvais, une partie de la matinée. Et ils ont aussi empêché ceux qui venaient de Cherbourg et de Belgique de nous rejoindre.
C'est impatient que je me suis rendu à ce rascol, mon premier en tant que commandant de bord.
J'ai donc décollé aux commande de "mon" DR221 préféré, chargé de Kouign Amman et de jus de pomme, suivi par Rémy T dans le PA28, pour une petite demi-heure de nav, enfin, de vol magnifique avec une visibilité des grands jours, vers Avranches.
A peine décollé, on voit le Mont Saint-Michel au fond de sa baie, et je vise le rocher de Tombelaine, limite de la zone R protégeant le Mont. J'ai aussi mon GPS moving map, mais juste pour vérifier que je ne mords pas la zone, et essayer encore une fois le mode HSI en situation réelle.
Un petit saut de puce
La vue est splendide sur la baie. Toute en nuances de bleu. La marée est basse et l'atmosphère est...féérique.
Je n'ai pas pris de photos en vol mais ça donnait tout à fait ça:
Cet endroit est vraiment magnifique!
Arrivé au rocher de Tombelaine, je passe sur la fréquence d'auto-information d'Avranches, annonce ma
provenance, ma destination et ma situation.
Un autre avion s'annonce aussi en vue, mais sans info de situation. Et je commets l'erreur de ne pas la lui demander. Un avion est au décollage, mais je suis beaucoup plus haut, à 1700ft, en légère descente vers 1500ft.
Je me présente à la verticale, m'annonce, et alors que je porte mon regard vers le bas pour voir la manche à air,
je vois un DR400 jaune passer à mon altitude à une centaine de mètre de mon aile gauche (enfin j'ai un peu de mal à juger mais quand on voit le pilote on n'est pas loin). Voilà pourquoi je n'aime pas l'intégration par la verticale en auto-information : la concentre le traffic en un point où les pilotes regardent vers...le bas!
J'aurais dû demander à l'autre pilote s'il m'avait vu. Je pense car ils étaient deux paires d'yeux à bord, et ils ne
sont pas venus me voir à l'arrivée. S'ils avaient été aussi surpris que je l'ai été je pense qu'ils seraient venus m'en parler. La prochaine fois je demanderai à savoir la position exacte des avions proches, prendrai autre chose que l'altitude circuit +500ft où tout le monde arrive et/ou resterait à l'écart le temps d'être sûr qu'elle est safe.
Me voilà donc intégrant en vent arrière 22 main droite, suivi par Rémy qui patientait en faisant des 360° sur la côte.
Circuit tranquille à 80kt le temps de bien repérer l'endroit, que je découvre.
Finale à 60-65kt, courte finale à 60kt, je coupe les gaz un peu avant l'entrée de piste, avec une bonne dérive à droite. Je décrabe, cabre doucement et...j'atterris sur de la moquette!
C'est la première fois que je me pose sur l'herbe avec cet avion, et effectivement, c'est beaucoup plus facile que sur un terrain en dur. Par contre la piste est irrégulière et ça bouge pas mal. Pas question de freiner, je m'arrête naturellement bien avant la moitié de la piste.
Nous sommes accueillis très cordialement par les gens du coin, qui ont été prévenus qu'on arrive à 8 avions, et qui nous parquent pour ne pas gêner le saut des parachutistes.
Au club-house, nous sommes invités à signer le Livre d'Or, non sans avoir jeté un oeil à sa "page célèbre", signée Antoine de Saint-Exupéry. Lui aussi est venu là, en 1937, à bord de son Caudron Simoun, en provenance du Bourget. Quelque part sur ce terrain rustique, signant ce beau livre, on se sent Aviateur...
Le temps ayant décidé de se lever, les 3 avions en provenance de Beauvais et Saint-Cyr ont pu rallier l'Aigle, y prendre Leif en avion-stop, et...arriver en ayant laissé un des avions sur place. Y'en a qui ont voulu essayer le DA40 de Marie-Odile je crois ;-) En effet c'est un avion magnifique, qui se pose sur piste courte pour peu qu'on lui sorte tous les volets :-p
André nous a aussi rejoint depuis Rouen, accompagné de son fils et d'une amie.
Malheureusement, Jean a dû faire demi-tour vers Cherbourg sous les stratus, et Frédéric a dû décaller son départ de Belgique et ne peut plus nous rejoindre à temps.
La grande absente de ce Rascol, Suz, est avec nous en direct de Washington via SMS.
Notre groupe au premier plan, devant le
DA40 venu de Beauvais
Nos avions, et le DR400 orange que j'ai
croisé en arrivant
J'aime beaucoup cette photo.
Devinez avec quel avion je suis venu? ;-)
C'est donc quasiment au complet et sous un ciel qui devient de plus en plus bleu et chaud, que nous nous trouvons une aire de picnic fort sympathique, avec une vue imprenable sur le Mont Saint-Michel, et sur les parachutistes qui nous tombent dessus pour se poser à quelques mètres de nous.
Bel endroit pour un picnic, n'est-ce
pas?
Ca sera un picnic gargantuesque! On aurait pu tous manger là le soir, voire le lendemain ;-)
Et les Kouign Amman étaient délicieux!

De sympathiques rencontres, dans un bel
endroit. Tout simplement.
La journée passe vite et peu à peu nous devons repartir.
Je me résigne à saluer ceux qui restent encore un peu, content d'avoir fait d'agréables rencontres et revus des amis.
Mais il faudra remettre ça!
En tout cas je reviendrai prochainement pour faire un peu de double sur leur manifique Emeraude.
Voilà l'avion que j'essaierai lors de mon
prochain passage ici.
Au départ, peu habitué à ne pas devoir contacter une fréquence radio avant de rouler, j'oublierai d'allumer la radio!
Je m'entendais dans l'intercom, mais la radio du DR221 est à affichage mécanique, et je n'ai vu qu'une fois sur le taxiway qu'elle n'était pas allumée, quand je signalais au DR400 derrière moi qu'il pouvait me doubler s'il le souhaitait, et qu'il ne bougeait pas.
Je prends mon temps pour faire mes essais moteurs et dérouler mes checklists.
Je roule derrière ce DR400 à bord duquel se trouve une jeune femme qui part pour Saint-Brieuc.
Elle décolle rapidement mais je dois patienter longtemps derrière. C'est l'heure de pointe à Avranches!
Un avion est en fin de base, je le laisse se poser, un autre se présente en base, je le laisse se poser à nouveau même si en fait j'avais largement le temps de m'aligner et décoller. Mais j'ai peu l'habitude de l'auto-info, et je ne suis pas pressé de rentrer.
A mon tour je m'aligne, briefing décollage, du vent plein travers droit pour 10kt environ, je mets un peu de puissance sur frein, relâche le frein, mets plein gaz, manche à droite, pieds en éveil. Mais ça va, avec le vent à droite les effets moteur compensent l'effet girouette. Ca cahotte et l'avion décolle sur une bosse alors que je dépasse juste les 50kt. Pallier d'accélération, correction de dérive, et hop, je grimpe doucement.
Je vire rapidement à droite pour contourner la zone R du Mont.
J'entends Soeren qui décolle pour Ancenis. Je me retourne et le voit décoller.
Il est temps de quitter la fréquence, de contacter Brest Info pour la traversée de la baie, puis l'ATIS de Dinard, puis la tour de Dinard qui nous refait son auto-info excessive (à mon goût), pour me signaler un hélico qui passe à 5Nm 1000ft plus bas, un autre avion 1000ft plus bas très loin de moi...bref qui fait du bruit sur la fréquence..et déresponsabilise les pilotes.
Je dois dévier de ma vent arrière vers la Rance pour éviter un avion qui arrive en base 35 main droite...loin loin loin devant moi. J'aurais très bien pu rester sur ma trajectoire de vent arrière. On m'avait prévenu, y'a un des nouveaux contrôleurs qui n'est pas très doué avec les avions légers, qui ne maitrise pas les distances et vitesses auxquelles ils évoluent . C'est pénible. D'habitude c'est tellement mieux!
Me voilà donc en loooonnngue finale 35. Le vent est calme dans l'axe. Je suis un peu bas sur le plan, je décide de me poser court, sur le peigne. C'est toujours bon, de savoir se poser court.
J'arrive à 60kt, réduis juste avant de passer les balises de seuil, arrondi, hop pas trop sinon ça remonte, je cabre un peu et je pose en douceur mais je ne tiens pas asser mon manche au ventre et je ne suis pas bien l'axe.
Heureusement mes pieds, contrairement à ma main, ne se sont pas endormis, et ramènent l'avion sur l'axe tout en réveillant ma main qui plaque la roulette arrière solidement au sol.
J'arrive au club, je dis au-revoir au monsieur dans sa tour, essais coupure et..."crrrac!". Oups! Déconcentré que j'étais. Je suis malencontreusement repassé sur "start" après être revenu sur "both". Mais pas de mal à la couronne de démarreur. J'ai pu redémarrer sans problème comme on me l'a conseillé pour vérifier qu'il n'y avait aucun dommage.
Quelle magnifique journée!
Et quel contraste en arrivant au club...
provenance, ma destination et ma situation.
Un autre avion s'annonce aussi en vue, mais sans info de situation. Et je commets l'erreur de ne pas la lui demander. Un avion est au décollage, mais je suis beaucoup plus haut, à 1700ft, en légère descente vers 1500ft.
Je me présente à la verticale, m'annonce, et alors que je porte mon regard vers le bas pour voir la manche à air,
je vois un DR400 jaune passer à mon altitude à une centaine de mètre de mon aile gauche (enfin j'ai un peu de mal à juger mais quand on voit le pilote on n'est pas loin). Voilà pourquoi je n'aime pas l'intégration par la verticale en auto-information : la concentre le traffic en un point où les pilotes regardent vers...le bas!
J'aurais dû demander à l'autre pilote s'il m'avait vu. Je pense car ils étaient deux paires d'yeux à bord, et ils ne
sont pas venus me voir à l'arrivée. S'ils avaient été aussi surpris que je l'ai été je pense qu'ils seraient venus m'en parler. La prochaine fois je demanderai à savoir la position exacte des avions proches, prendrai autre chose que l'altitude circuit +500ft où tout le monde arrive et/ou resterait à l'écart le temps d'être sûr qu'elle est safe.
Me voilà donc intégrant en vent arrière 22 main droite, suivi par Rémy qui patientait en faisant des 360° sur la côte.
Circuit tranquille à 80kt le temps de bien repérer l'endroit, que je découvre.
Finale à 60-65kt, courte finale à 60kt, je coupe les gaz un peu avant l'entrée de piste, avec une bonne dérive à droite. Je décrabe, cabre doucement et...j'atterris sur de la moquette!
C'est la première fois que je me pose sur l'herbe avec cet avion, et effectivement, c'est beaucoup plus facile que sur un terrain en dur. Par contre la piste est irrégulière et ça bouge pas mal. Pas question de freiner, je m'arrête naturellement bien avant la moitié de la piste.
Nous sommes accueillis très cordialement par les gens du coin, qui ont été prévenus qu'on arrive à 8 avions, et qui nous parquent pour ne pas gêner le saut des parachutistes.
Au club-house, nous sommes invités à signer le Livre d'Or, non sans avoir jeté un oeil à sa "page célèbre", signée Antoine de Saint-Exupéry. Lui aussi est venu là, en 1937, à bord de son Caudron Simoun, en provenance du Bourget. Quelque part sur ce terrain rustique, signant ce beau livre, on se sent Aviateur...
Le temps ayant décidé de se lever, les 3 avions en provenance de Beauvais et Saint-Cyr ont pu rallier l'Aigle, y prendre Leif en avion-stop, et...arriver en ayant laissé un des avions sur place. Y'en a qui ont voulu essayer le DA40 de Marie-Odile je crois ;-) En effet c'est un avion magnifique, qui se pose sur piste courte pour peu qu'on lui sorte tous les volets :-p
André nous a aussi rejoint depuis Rouen, accompagné de son fils et d'une amie.
Malheureusement, Jean a dû faire demi-tour vers Cherbourg sous les stratus, et Frédéric a dû décaller son départ de Belgique et ne peut plus nous rejoindre à temps.
La grande absente de ce Rascol, Suz, est avec nous en direct de Washington via SMS.
Notre groupe au premier plan, devant le
DA40 venu de Beauvais
Nos avions, et le DR400 orange que j'ai
croisé en arrivant
J'aime beaucoup cette photo.Devinez avec quel avion je suis venu? ;-)
C'est donc quasiment au complet et sous un ciel qui devient de plus en plus bleu et chaud, que nous nous trouvons une aire de picnic fort sympathique, avec une vue imprenable sur le Mont Saint-Michel, et sur les parachutistes qui nous tombent dessus pour se poser à quelques mètres de nous.
Bel endroit pour un picnic, n'est-ce
pas?
Ca sera un picnic gargantuesque! On aurait pu tous manger là le soir, voire le lendemain ;-)
Et les Kouign Amman étaient délicieux!

De sympathiques rencontres, dans un bel
endroit. Tout simplement.Je me résigne à saluer ceux qui restent encore un peu, content d'avoir fait d'agréables rencontres et revus des amis.
Mais il faudra remettre ça!
En tout cas je reviendrai prochainement pour faire un peu de double sur leur manifique Emeraude.
Voilà l'avion que j'essaierai lors de mon
prochain passage ici.Je m'entendais dans l'intercom, mais la radio du DR221 est à affichage mécanique, et je n'ai vu qu'une fois sur le taxiway qu'elle n'était pas allumée, quand je signalais au DR400 derrière moi qu'il pouvait me doubler s'il le souhaitait, et qu'il ne bougeait pas.
Je prends mon temps pour faire mes essais moteurs et dérouler mes checklists.
Je roule derrière ce DR400 à bord duquel se trouve une jeune femme qui part pour Saint-Brieuc.
Elle décolle rapidement mais je dois patienter longtemps derrière. C'est l'heure de pointe à Avranches!
Un avion est en fin de base, je le laisse se poser, un autre se présente en base, je le laisse se poser à nouveau même si en fait j'avais largement le temps de m'aligner et décoller. Mais j'ai peu l'habitude de l'auto-info, et je ne suis pas pressé de rentrer.
A mon tour je m'aligne, briefing décollage, du vent plein travers droit pour 10kt environ, je mets un peu de puissance sur frein, relâche le frein, mets plein gaz, manche à droite, pieds en éveil. Mais ça va, avec le vent à droite les effets moteur compensent l'effet girouette. Ca cahotte et l'avion décolle sur une bosse alors que je dépasse juste les 50kt. Pallier d'accélération, correction de dérive, et hop, je grimpe doucement.
Je vire rapidement à droite pour contourner la zone R du Mont.
J'entends Soeren qui décolle pour Ancenis. Je me retourne et le voit décoller.
Il est temps de quitter la fréquence, de contacter Brest Info pour la traversée de la baie, puis l'ATIS de Dinard, puis la tour de Dinard qui nous refait son auto-info excessive (à mon goût), pour me signaler un hélico qui passe à 5Nm 1000ft plus bas, un autre avion 1000ft plus bas très loin de moi...bref qui fait du bruit sur la fréquence..et déresponsabilise les pilotes.
Je dois dévier de ma vent arrière vers la Rance pour éviter un avion qui arrive en base 35 main droite...loin loin loin devant moi. J'aurais très bien pu rester sur ma trajectoire de vent arrière. On m'avait prévenu, y'a un des nouveaux contrôleurs qui n'est pas très doué avec les avions légers, qui ne maitrise pas les distances et vitesses auxquelles ils évoluent . C'est pénible. D'habitude c'est tellement mieux!
Me voilà donc en loooonnngue finale 35. Le vent est calme dans l'axe. Je suis un peu bas sur le plan, je décide de me poser court, sur le peigne. C'est toujours bon, de savoir se poser court.
J'arrive à 60kt, réduis juste avant de passer les balises de seuil, arrondi, hop pas trop sinon ça remonte, je cabre un peu et je pose en douceur mais je ne tiens pas asser mon manche au ventre et je ne suis pas bien l'axe.
Heureusement mes pieds, contrairement à ma main, ne se sont pas endormis, et ramènent l'avion sur l'axe tout en réveillant ma main qui plaque la roulette arrière solidement au sol.
J'arrive au club, je dis au-revoir au monsieur dans sa tour, essais coupure et..."crrrac!". Oups! Déconcentré que j'étais. Je suis malencontreusement repassé sur "start" après être revenu sur "both". Mais pas de mal à la couronne de démarreur. J'ai pu redémarrer sans problème comme on me l'a conseillé pour vérifier qu'il n'y avait aucun dommage.
Quelle magnifique journée!
Et quel contraste en arrivant au club...
par pilotaillon
Pour diverses raisons je n'avais pas volé depuis deux mois.
A quelques jours d'un déjeuner à Avranches avec des amis j'ai donc profité
d'une jolie fin d'après-midi et d'une disponibilité de mon instructeur pour
aller me dérouiller un peu en DR221.
Au programme, un tour de piste d'échauffement à Dinard et le reste à Dinan car
il n'y a pas assez de vent ici pour que ce soit intéressant pour moi.
La contrôleuse semble fatiguée ce soir...le faible traffic lui semble difficile à gérer, nous
demandons donc un départ direct pour Dinan.
Décollage et cap au 195 pour 5 minutes de vol. Je grimpe à 2000ft tout en me demandant
si je sais encore poser cet engin, surtout sur cette piste très technique.
J'arrive verticale, identifie la piste à utiliser, m'annonce en intégration de vent arrière 25 main gauche et là, paf! Le coup de la panne.
"T'es en panne", qu'il me dit, comme ça, sans prévenir.
Bon, ben va pour un encadrement alors. Sauf que je pars vers la mauvaise piste....erreur de débutant. J'ai toujours eu un problème de latéralisation....surtout quand je suis un peu pris au dépourvu!
Bon ben il ne sera pas très académique mon encadrement mais ça va, j'ai le temps de faire une large boucle sur le centre commercial.
J'arrive trop haut, PTS, virage en radada au niveau du seuil, un peu rapide. J'arrondis, commence à décraber, mais voilà, l'oiseau quand on est un peu rapide et qu'en plus la piste descend, il ne se pose pas. Et 830 mètres ça passe vite mine de rien.
J'annonce "ça va pas le faire, je remets les gaz". Et j'ai comme réponse "mais si". Bon, s'il le dit :-)
Je finis par me poser, je reviens sur l'axe, remets les gaz, remets en ligne de vol, m'efforce de rester sur l'axe et...je vois la forêt qui arrive devant et ça me fait tout drôle.
Rotation à 60kt, pallier et hop, à 70kt on monte et on passe sur les arbres.
Pff, je transpire déjà, et ça ne fait que commencer!
Un tour de piste normal plus tard j'arrive pile poil, pose un peu hésitant et voilà l'oiseau qui veut quitter la piste à la remise de gaz. Viens-là toi! Je tricotte, ne le laisse pas faire et corrige mon embardée tout en surveillant mon badin et le bout de piste qui approche.
Le Monsieur qui est aux aguets à ma droite me félicite de ne pas m'être laissé faire et d'avoir bien corrigé la trajectoire.
Et hop, encore un tour, puis un autre, où ma précision s'améliore de tour en tour.
Bon, ça devient trop facile en 25, alors on va tourner en 07 puisque le vent est plein travers pour une dizaines de noeuds.
"coucou, c'est encore nous!". Enfin à vrai dire c'est plus "Dinan, Fox Zulu Oscar en base main gauche 07 pour un toucher".
Ah, le seuil 07 enfoui dans la forêt et ses joyeuses surprises en courte finale...

J'arrive tranquille pépère à 60-65kt, coupe les gaz en courte juste avant le dégagement de bout de piste dans le bois, passe sous la cime des arbres, et là, plus de vent, comme d'hab. J'arrondis à peine passé le seuil pendant que mon FI me rappelle que la piste monte et que le vent se refait sentir une fois passée la forêt.
Je me pose avec un petit rebond, reconfigure l'avion, remets les gaz et hop là, pied à droite quasiment à fond pour garder l'axe. Je prends un peu de vitesse avant de monter avant le lotissement en bout de piste. Quelle idée de mettre des lotissements et centre commerciaux sur les axes de piste aussi...
Bon, comme ça se passe bien on va en faire un autre histoire de voir si j'ai eu de la chance la fois d'avant :-)
Eh bien non, ça n'était pas de la chance. Posé pile poil.
A la remise de gaz j'ai droit à un "pied à droite, pied à droite!".
"Oui, oui, je le tiens", réponds-je avec un grand sourire. (j'avais déjà le pied quasiment à fond à droite). Je transpire mais qu'est-ce que je m'amuse!
Mais il est temps de rentrer alors je reprends un cap Nord, m'annonce en sortie de circuit et reprends contact avec Dinard.
Je monte doucement vers 1400ft, la brume commence à tomber, et deux mongolfières flottent dans l'air sur notre droite, quelque part vers Dol de Bretagne.
Je suis numéro un pour la piste 30, dans ce ciel maintenant désert.
Arrivé en finale et comme j'avais émis le souhait de travailler la précision de mes atterrissage, mon FI me demande de faire un atterrissage de précision: posé sur le peigne.
Je suis sur un rail, le badin scotché à 60kt, je réduis doucement en courte, puis je coupe les gaz. Je commence à arrondir, à décraber et j'entends à ma droite "ne le pose pas encore!" (le seuil est décallé sur la 30). Mais non, je ne le pose pas, je planne, tout en cabrant progressivement et en gardant l'axe.
A peine ai-je passé les peignes que j'entends un roulement à l'arrière, je ne me souviens pas avoir senti le train principal toucher, simplement avoir mis le manche au ventre, fier d'avoir posé cet oiseau si joliment.
Il n'y a pas à dire, le DR221 est vraiment un avion sensationnel, au sens littéral du terme: qui procure des sensations!
Et ça n'est pas pour me vanter, mais mon FI m'a confié que l'instructeur pro de chez Air France qu'il venait de lâcher sur cet avion juste avant moi, n'avait pas fait mieux. C'est quelqu'un qui sait donner confiance à ceux qui volent avec lui. Et j'en ai parfois besoin car je vole hélas trop peu pour être totalement sûr de ma maîtrise de l'engin.
Voilà, c'était juste 50 minutes de bonheur d'un pilote du Dimanche qui reprennait contact avec un magnifique avion.
A quelques jours d'un déjeuner à Avranches avec des amis j'ai donc profité
d'une jolie fin d'après-midi et d'une disponibilité de mon instructeur pour
aller me dérouiller un peu en DR221.
Au programme, un tour de piste d'échauffement à Dinard et le reste à Dinan car
il n'y a pas assez de vent ici pour que ce soit intéressant pour moi.
La contrôleuse semble fatiguée ce soir...le faible traffic lui semble difficile à gérer, nous
demandons donc un départ direct pour Dinan.
Décollage et cap au 195 pour 5 minutes de vol. Je grimpe à 2000ft tout en me demandant
si je sais encore poser cet engin, surtout sur cette piste très technique.
J'arrive verticale, identifie la piste à utiliser, m'annonce en intégration de vent arrière 25 main gauche et là, paf! Le coup de la panne.
"T'es en panne", qu'il me dit, comme ça, sans prévenir.
Bon, ben va pour un encadrement alors. Sauf que je pars vers la mauvaise piste....erreur de débutant. J'ai toujours eu un problème de latéralisation....surtout quand je suis un peu pris au dépourvu!
Bon ben il ne sera pas très académique mon encadrement mais ça va, j'ai le temps de faire une large boucle sur le centre commercial.
J'arrive trop haut, PTS, virage en radada au niveau du seuil, un peu rapide. J'arrondis, commence à décraber, mais voilà, l'oiseau quand on est un peu rapide et qu'en plus la piste descend, il ne se pose pas. Et 830 mètres ça passe vite mine de rien.
J'annonce "ça va pas le faire, je remets les gaz". Et j'ai comme réponse "mais si". Bon, s'il le dit :-)
Je finis par me poser, je reviens sur l'axe, remets les gaz, remets en ligne de vol, m'efforce de rester sur l'axe et...je vois la forêt qui arrive devant et ça me fait tout drôle.
Rotation à 60kt, pallier et hop, à 70kt on monte et on passe sur les arbres.
Pff, je transpire déjà, et ça ne fait que commencer!
Un tour de piste normal plus tard j'arrive pile poil, pose un peu hésitant et voilà l'oiseau qui veut quitter la piste à la remise de gaz. Viens-là toi! Je tricotte, ne le laisse pas faire et corrige mon embardée tout en surveillant mon badin et le bout de piste qui approche.
Le Monsieur qui est aux aguets à ma droite me félicite de ne pas m'être laissé faire et d'avoir bien corrigé la trajectoire.
Et hop, encore un tour, puis un autre, où ma précision s'améliore de tour en tour.
Bon, ça devient trop facile en 25, alors on va tourner en 07 puisque le vent est plein travers pour une dizaines de noeuds.
"coucou, c'est encore nous!". Enfin à vrai dire c'est plus "Dinan, Fox Zulu Oscar en base main gauche 07 pour un toucher".
Ah, le seuil 07 enfoui dans la forêt et ses joyeuses surprises en courte finale...

J'arrive tranquille pépère à 60-65kt, coupe les gaz en courte juste avant le dégagement de bout de piste dans le bois, passe sous la cime des arbres, et là, plus de vent, comme d'hab. J'arrondis à peine passé le seuil pendant que mon FI me rappelle que la piste monte et que le vent se refait sentir une fois passée la forêt.
Je me pose avec un petit rebond, reconfigure l'avion, remets les gaz et hop là, pied à droite quasiment à fond pour garder l'axe. Je prends un peu de vitesse avant de monter avant le lotissement en bout de piste. Quelle idée de mettre des lotissements et centre commerciaux sur les axes de piste aussi...
Bon, comme ça se passe bien on va en faire un autre histoire de voir si j'ai eu de la chance la fois d'avant :-)
Eh bien non, ça n'était pas de la chance. Posé pile poil.
A la remise de gaz j'ai droit à un "pied à droite, pied à droite!".
"Oui, oui, je le tiens", réponds-je avec un grand sourire. (j'avais déjà le pied quasiment à fond à droite). Je transpire mais qu'est-ce que je m'amuse!
Mais il est temps de rentrer alors je reprends un cap Nord, m'annonce en sortie de circuit et reprends contact avec Dinard.
Je monte doucement vers 1400ft, la brume commence à tomber, et deux mongolfières flottent dans l'air sur notre droite, quelque part vers Dol de Bretagne.
Je suis numéro un pour la piste 30, dans ce ciel maintenant désert.
Arrivé en finale et comme j'avais émis le souhait de travailler la précision de mes atterrissage, mon FI me demande de faire un atterrissage de précision: posé sur le peigne.
Je suis sur un rail, le badin scotché à 60kt, je réduis doucement en courte, puis je coupe les gaz. Je commence à arrondir, à décraber et j'entends à ma droite "ne le pose pas encore!" (le seuil est décallé sur la 30). Mais non, je ne le pose pas, je planne, tout en cabrant progressivement et en gardant l'axe.
A peine ai-je passé les peignes que j'entends un roulement à l'arrière, je ne me souviens pas avoir senti le train principal toucher, simplement avoir mis le manche au ventre, fier d'avoir posé cet oiseau si joliment.
Il n'y a pas à dire, le DR221 est vraiment un avion sensationnel, au sens littéral du terme: qui procure des sensations!
Et ça n'est pas pour me vanter, mais mon FI m'a confié que l'instructeur pro de chez Air France qu'il venait de lâcher sur cet avion juste avant moi, n'avait pas fait mieux. C'est quelqu'un qui sait donner confiance à ceux qui volent avec lui. Et j'en ai parfois besoin car je vole hélas trop peu pour être totalement sûr de ma maîtrise de l'engin.
Voilà, c'était juste 50 minutes de bonheur d'un pilote du Dimanche qui reprennait contact avec un magnifique avion.
par pilotaillon
Le blog d'un pilote du
Dimanche, et du samedi parfois, aussi.
