J'arrive à l'aéroclub sous un léger crachin. Tous les avions sont rentrés, les portes du hangar fermées, mon vol d'aujourd'hui s'annonce compromis.
Le plafond est un peu bas, 1500 pieds, mais la visi est correcte: 9000m
Comme je viens de loin, nous décidons avec mon instructeur que si note DR221 est le premier dans le hangar, on le sort et on part pour une demie-heure de tours de pistes.
Direction le hangar et là...agréable surprise, "mon" DR221 F-BOZO est le premier devant la porte, déjà impatient de prendre l'air.
Nous sortons l'avion, pré-vol rapide puis je m'installe à bord pour écouter l'ATIS.
Je déroule la checklist avant mise en route, on laisse chauffer un peu le moteur puis nous nous dirigeons vers le point d'arrêt 17.
Checklist avant décollage, tout est OK, c'est parti!
J'oublie encore souvent de mettre du pied à droite en montée, trop absorbé à surveiller le badin et l'altimètre.
J'ai du mal à tenir le pallier à 1000ft en vent arrière, je n'ai pas volé depuis 2 semaine.
On arrive au niveau du seuil 17 en vent arrière, il est temps de préparer l'avion à l'aterrissage.
Pompe, réchauffe carbu, réduction des tours à 1500tr/min. 80Kt, on est dans l'arc blanc, je sors le premier cran de volet et j'affiche 1800tr/min.
Mon instructeur m'indique les repères sol pour virer en base, ainsi que le vario à avoir pour arriver sur le plan.
Je maintiens le plan sans problèmes en conservant une légère dérive à droite. C'est vraiment étrange cette sensation de voler en crabe (par rapport au sol hein car j'essaie de maintenir la bille centrée tout de même!). Je sors le second cran de volets en contrant le couple piqueur. Je vise les plots tout en surveillant le PAPI du coin de l'oeil.
Ici il vaut mieux être légèrement sur le plan. La foret située en bout de piste générant pas mal de turbulences. Et effectivement, même aujourd'hui par temps calme je me fais secouer un peu.
Mon instructeur m'explique en détail la technique de l'arrondi que je ne maitrise pas encore, ainsi que le décrabage.
A peine posé, c'est parti pour un second tour de piste.
Jean-Maurice se fait parfois silencieux et j'enchaine les manoeuvres en expliquant à voix haute ce que je fais (virage 20° d'inclinaison en montée pour passer en vent traversier, 1000ft, pallier puis virage en vent arrière, préparation machine en fin de vent arrière,...).
Je me fais avoir par le vent qui me ramène vers la piste en vent arrière, ce qui aura pour effet de me faire overshooter l'axe en finale. Un bon moyen pour que mon instructeur m'explique la technique pour revenir rapidement sur l'axe.
Cette fois j'essaie d'arrondir moi-même mais...trop haut.
C'est reparti pour un tour.
Je ne vois plus la pluie fine, je suis dans ce manège à tourner autour de la piste, concentré bien qu'il m'arrive d'oublier certaines actions. J'ai du mal à surveiller la bille décidément. Va falloir que je travaille mon circuit visuel.
Au quatrième tour de piste, la fin de vent arrière est subitement obstruées par de gros paquets de brume maritime qui plafonnent à 500 pieds nous obligeant à rogner la fin de vent arrière. Mais il en faut plus pour décourager des pilotes bretons :-)
Le cinquième et dernier tour de piste se fera donc main gauche pour éviter les nuages.
Là j'ai dû manquer de concentration à la fin car je suis arrivé bien trop haut sur le plan. Mais ce n'est pas grave, la piste est longue (2200m), et mon instructeur souhaitait surtout que je travaille l'arrondi. Et celui là ne fut pas trop mal (bien qu'il m'ait aidé un peu tout de même).
Je suis assez content de moi aujourd'hui. Faudra juste que je pense à remettre vraiment plein gaz après le toucher pour décoller, et à vraiment couper tous les gaz pour atterrir :-) Car le BOZO même avec un filet de gaz, il ne veut pas se poser.
Et puis, mon instructeur m'a fait des compliments en me disant que malgré mes 2h55 de vol avant cette séance j'avais le niveau pour faire des tours de pistes sans vent, et ça, ça m'a vraiment fait plaisir.
Vivement samedi prochain.
Le plafond est un peu bas, 1500 pieds, mais la visi est correcte: 9000m
Comme je viens de loin, nous décidons avec mon instructeur que si note DR221 est le premier dans le hangar, on le sort et on part pour une demie-heure de tours de pistes.
Direction le hangar et là...agréable surprise, "mon" DR221 F-BOZO est le premier devant la porte, déjà impatient de prendre l'air.
Nous sortons l'avion, pré-vol rapide puis je m'installe à bord pour écouter l'ATIS.
Je déroule la checklist avant mise en route, on laisse chauffer un peu le moteur puis nous nous dirigeons vers le point d'arrêt 17.
Checklist avant décollage, tout est OK, c'est parti!
J'oublie encore souvent de mettre du pied à droite en montée, trop absorbé à surveiller le badin et l'altimètre.
J'ai du mal à tenir le pallier à 1000ft en vent arrière, je n'ai pas volé depuis 2 semaine.
On arrive au niveau du seuil 17 en vent arrière, il est temps de préparer l'avion à l'aterrissage.
Pompe, réchauffe carbu, réduction des tours à 1500tr/min. 80Kt, on est dans l'arc blanc, je sors le premier cran de volet et j'affiche 1800tr/min.
Mon instructeur m'indique les repères sol pour virer en base, ainsi que le vario à avoir pour arriver sur le plan.
Je maintiens le plan sans problèmes en conservant une légère dérive à droite. C'est vraiment étrange cette sensation de voler en crabe (par rapport au sol hein car j'essaie de maintenir la bille centrée tout de même!). Je sors le second cran de volets en contrant le couple piqueur. Je vise les plots tout en surveillant le PAPI du coin de l'oeil.
Ici il vaut mieux être légèrement sur le plan. La foret située en bout de piste générant pas mal de turbulences. Et effectivement, même aujourd'hui par temps calme je me fais secouer un peu.
Mon instructeur m'explique en détail la technique de l'arrondi que je ne maitrise pas encore, ainsi que le décrabage.
A peine posé, c'est parti pour un second tour de piste.
Jean-Maurice se fait parfois silencieux et j'enchaine les manoeuvres en expliquant à voix haute ce que je fais (virage 20° d'inclinaison en montée pour passer en vent traversier, 1000ft, pallier puis virage en vent arrière, préparation machine en fin de vent arrière,...).
Je me fais avoir par le vent qui me ramène vers la piste en vent arrière, ce qui aura pour effet de me faire overshooter l'axe en finale. Un bon moyen pour que mon instructeur m'explique la technique pour revenir rapidement sur l'axe.
Cette fois j'essaie d'arrondir moi-même mais...trop haut.
C'est reparti pour un tour.
Je ne vois plus la pluie fine, je suis dans ce manège à tourner autour de la piste, concentré bien qu'il m'arrive d'oublier certaines actions. J'ai du mal à surveiller la bille décidément. Va falloir que je travaille mon circuit visuel.
Au quatrième tour de piste, la fin de vent arrière est subitement obstruées par de gros paquets de brume maritime qui plafonnent à 500 pieds nous obligeant à rogner la fin de vent arrière. Mais il en faut plus pour décourager des pilotes bretons :-)
Le cinquième et dernier tour de piste se fera donc main gauche pour éviter les nuages.
Là j'ai dû manquer de concentration à la fin car je suis arrivé bien trop haut sur le plan. Mais ce n'est pas grave, la piste est longue (2200m), et mon instructeur souhaitait surtout que je travaille l'arrondi. Et celui là ne fut pas trop mal (bien qu'il m'ait aidé un peu tout de même).
Je suis assez content de moi aujourd'hui. Faudra juste que je pense à remettre vraiment plein gaz après le toucher pour décoller, et à vraiment couper tous les gaz pour atterrir :-) Car le BOZO même avec un filet de gaz, il ne veut pas se poser.
Et puis, mon instructeur m'a fait des compliments en me disant que malgré mes 2h55 de vol avant cette séance j'avais le niveau pour faire des tours de pistes sans vent, et ça, ça m'a vraiment fait plaisir.
Vivement samedi prochain.
par pilotaillon
publié dans :
pilotaillon
J'arrive en avance comme à mon habitude. Il y a du monde à l'aéroclub. Un nouvel élève pilote vient de s'inscrire, un autre vient faire un vol d'initiation et d'autres rentrent d'un baptème de l'air.
Benoit, un des Colibris locaux fête son PPL. Ca tombe bien, juste au retour de mon vol! :-)
Mon instructeur s'étant encore une fois fait lâcher par son élève sur le taxiway, le voilà qui rentre à pied. Je m'installe aux commande du BOZO et écoute la radio en attendant qu'il arrive.
Comme il est inquiet pour son élève, la visibilité n'est vraiment pas bonne, il me laisse potasser la checklist et s'absente un moment.
Le vent est d'Est, nous décollerons donc en piste 12.
Au décollage j'hésite encore à mettre du pied à droite, mais je parviens à garder l'axe de piste à peu près correctement. Nous voilà rapidement en l'air et là...c'est vraiment crapoteux!
Au programme d'aujourd'hui, des virages à 30°, là ça va, je les tiens bien maintenant.
Ensuite, virages à 45°, et là c'est déjà vachement moins facile!
Les corrections à apporter sont toutes autres et les deux premiers virages ne sont pas bien stabilisés du tout. Nous faisons des 360° et la partie des virages au dessus de la mer sans aucun horizon naturel ne me simplifie par la tâche...
Les virages alternent avec des montées, et des décrochages.
Il faut vraiment lui tirer dessus pour qu'il décroche ce DR221. En plus il décroche bien droit, même pas rigolo. :-)
On a beau être sur la Rance juste à l'Est du terrain il faut quasiment y aller au VOR. On voit bien le sol, la côte mais tout semble se perdre dans une brume laiteuse. Je ne suis pas très à l'aise car il y a d'autres avions en vol. Mais mon instructeur me dit justement que ça fait partie de la formation.
Comme d'habitude nous terminons par une simulation de panne moteur. Posé juste sur les peignes. On a failli ne pas se faire la piste car on a dû rallonger le circuit pour laisser passer un avion en finale qu'on ne voyait pas alors qu'il était en fait en courte finale.
On est reparti pour un tour de piste et là à chaque fois j'essaie d'en faire un peu plus. Je n'ai pas encore vraiment mes repères et il y a encore beaucoup de choses à gérer. Lors du second tour de piste, je n'ai pas remarqué que j'avais oublié de couper la réchauffe carbu, mais je sentais bien que ça accélérait moins bien. Heureusement mon instructeur s'en est lui très vite apperçu.
Je suis assez content d'avoir bien tenu l'axe de la finale. Je n'arrive pas encore à appréhender le bon moment pour l'arrondi mais c'est normal, ça viendra, je n'ai pas encore 3h de vol! (2h55)
J'espère juste qu'on fera des briefings/debriefings car ça commence à me manquer de ne pas pouvoir analyser plus précisément mes vols.
Vivement la semaine prochaine.
Benoit, un des Colibris locaux fête son PPL. Ca tombe bien, juste au retour de mon vol! :-)
Mon instructeur s'étant encore une fois fait lâcher par son élève sur le taxiway, le voilà qui rentre à pied. Je m'installe aux commande du BOZO et écoute la radio en attendant qu'il arrive.
Comme il est inquiet pour son élève, la visibilité n'est vraiment pas bonne, il me laisse potasser la checklist et s'absente un moment.
Le vent est d'Est, nous décollerons donc en piste 12.
Au décollage j'hésite encore à mettre du pied à droite, mais je parviens à garder l'axe de piste à peu près correctement. Nous voilà rapidement en l'air et là...c'est vraiment crapoteux!
Au programme d'aujourd'hui, des virages à 30°, là ça va, je les tiens bien maintenant.
Ensuite, virages à 45°, et là c'est déjà vachement moins facile!
Les corrections à apporter sont toutes autres et les deux premiers virages ne sont pas bien stabilisés du tout. Nous faisons des 360° et la partie des virages au dessus de la mer sans aucun horizon naturel ne me simplifie par la tâche...
Les virages alternent avec des montées, et des décrochages.
Il faut vraiment lui tirer dessus pour qu'il décroche ce DR221. En plus il décroche bien droit, même pas rigolo. :-)
On a beau être sur la Rance juste à l'Est du terrain il faut quasiment y aller au VOR. On voit bien le sol, la côte mais tout semble se perdre dans une brume laiteuse. Je ne suis pas très à l'aise car il y a d'autres avions en vol. Mais mon instructeur me dit justement que ça fait partie de la formation.
Comme d'habitude nous terminons par une simulation de panne moteur. Posé juste sur les peignes. On a failli ne pas se faire la piste car on a dû rallonger le circuit pour laisser passer un avion en finale qu'on ne voyait pas alors qu'il était en fait en courte finale.
On est reparti pour un tour de piste et là à chaque fois j'essaie d'en faire un peu plus. Je n'ai pas encore vraiment mes repères et il y a encore beaucoup de choses à gérer. Lors du second tour de piste, je n'ai pas remarqué que j'avais oublié de couper la réchauffe carbu, mais je sentais bien que ça accélérait moins bien. Heureusement mon instructeur s'en est lui très vite apperçu.
Je suis assez content d'avoir bien tenu l'axe de la finale. Je n'arrive pas encore à appréhender le bon moment pour l'arrondi mais c'est normal, ça viendra, je n'ai pas encore 3h de vol! (2h55)
J'espère juste qu'on fera des briefings/debriefings car ça commence à me manquer de ne pas pouvoir analyser plus précisément mes vols.
Vivement la semaine prochaine.
par pilotaillon
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Le blog d'un pilote du
Dimanche, et du samedi parfois, aussi.
