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Mon Aéroclub

23 novembre 2003 7 23 /11 /novembre /2003 21:01
J'arrive à l'aéroclub sous un léger crachin. Tous les avions sont rentrés, les portes du hangar fermées, mon vol d'aujourd'hui s'annonce compromis.
Le plafond est un peu bas, 1500 pieds, mais la visi est correcte: 9000m
Comme je viens de loin, nous décidons avec mon instructeur que si note DR221 est le premier dans le hangar, on le sort et on part pour une demie-heure de tours de pistes.

Direction le hangar et là...agréable surprise, "mon" DR221 F-BOZO est le premier devant la porte, déjà impatient de prendre l'air.

Nous sortons l'avion, pré-vol rapide puis je m'installe à bord pour écouter l'ATIS.
Je déroule la checklist avant mise en route, on laisse chauffer un peu le moteur puis nous nous dirigeons vers le point d'arrêt 17.

Checklist avant décollage, tout est OK, c'est parti!
J'oublie encore souvent de mettre du pied à droite en montée, trop absorbé à surveiller le badin et l'altimètre.
J'ai du mal à tenir le pallier à 1000ft en vent arrière, je n'ai pas volé depuis 2 semaine.

On arrive au niveau du seuil 17 en vent arrière, il est temps de préparer l'avion à l'aterrissage.
Pompe, réchauffe carbu, réduction des tours à 1500tr/min. 80Kt, on est dans l'arc blanc, je sors le premier cran de volet et j'affiche 1800tr/min.

Mon instructeur m'indique les repères sol pour virer en base, ainsi que le vario à avoir pour arriver sur le plan.
Je maintiens le plan sans problèmes en conservant une légère dérive à droite. C'est vraiment étrange cette sensation de voler en crabe (par rapport au sol hein car j'essaie de maintenir la bille centrée tout de même!). Je sors le second cran de volets en contrant le couple piqueur. Je vise les plots tout en surveillant le PAPI du coin de l'oeil.
Ici il vaut mieux être légèrement sur le plan. La foret située en bout de piste générant pas mal de turbulences. Et effectivement, même aujourd'hui par temps calme je me fais secouer un peu.
Mon instructeur m'explique en détail la technique de l'arrondi que je ne maitrise pas encore, ainsi que le décrabage.

A peine posé, c'est parti pour un second tour de piste.
Jean-Maurice se fait parfois silencieux et j'enchaine les manoeuvres en expliquant à voix haute ce que je fais (virage 20° d'inclinaison en montée pour passer en vent traversier, 1000ft, pallier puis virage en vent arrière, préparation machine en fin de vent arrière,...).
Je me fais avoir par le vent qui me ramène vers la piste en vent arrière, ce qui aura pour effet de me faire overshooter l'axe en finale. Un bon moyen pour que mon instructeur m'explique la technique pour revenir rapidement sur l'axe.

Cette fois j'essaie d'arrondir moi-même mais...trop haut.

C'est reparti pour un tour.
Je ne vois plus la pluie fine, je suis dans ce manège à tourner autour de la piste, concentré bien qu'il m'arrive d'oublier certaines actions. J'ai du mal à surveiller la bille décidément. Va falloir que je travaille mon circuit visuel.

Au quatrième tour de piste, la fin de vent arrière est subitement obstruées par de gros paquets de brume maritime qui plafonnent à 500 pieds nous obligeant à rogner la fin de vent arrière. Mais il en faut plus pour décourager des pilotes bretons :-)

Le cinquième et dernier tour de piste se fera donc main gauche pour éviter les nuages.
Là j'ai dû manquer de concentration à la fin car je suis arrivé bien trop haut sur le plan. Mais ce n'est pas grave, la piste est longue (2200m), et mon instructeur souhaitait surtout que je travaille l'arrondi. Et celui là ne fut pas trop mal (bien qu'il m'ait aidé un peu tout de même).

Je suis assez content de moi aujourd'hui. Faudra juste que je pense à remettre vraiment plein gaz après le toucher pour décoller, et à vraiment couper tous les gaz pour atterrir :-) Car le BOZO même avec un filet de gaz, il ne veut pas se poser.

Et puis, mon instructeur m'a fait des compliments en me disant que malgré mes 2h55 de vol avant cette séance j'avais le niveau pour faire des tours de pistes sans vent, et ça, ça m'a vraiment fait plaisir.

Vivement samedi prochain.
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8 novembre 2003 6 08 /11 /novembre /2003 21:00
J'arrive en avance comme à mon habitude. Il y a du monde à l'aéroclub. Un nouvel élève pilote vient de s'inscrire, un autre vient faire un vol d'initiation et d'autres rentrent d'un baptème de l'air.
Benoit, un des Colibris locaux fête son PPL. Ca tombe bien, juste au retour de mon vol! :-)

Mon instructeur s'étant encore une fois fait lâcher par son élève sur le taxiway, le voilà qui rentre à pied. Je m'installe aux commande du BOZO et écoute la radio en attendant qu'il arrive.

Comme il est inquiet pour son élève, la visibilité n'est vraiment pas bonne, il me laisse potasser la checklist et s'absente un moment.

Le vent est d'Est, nous décollerons donc en piste 12.
Au décollage j'hésite encore à mettre du pied à droite, mais je parviens à garder l'axe de piste à peu près correctement. Nous voilà rapidement en l'air et là...c'est vraiment crapoteux!

Au programme d'aujourd'hui, des virages à 30°, là ça va, je les tiens bien maintenant.
Ensuite, virages à 45°, et là c'est déjà vachement moins facile!
Les corrections à apporter sont toutes autres et les deux premiers virages ne sont pas bien stabilisés du tout. Nous faisons des 360° et la partie des virages au dessus de la mer sans aucun horizon naturel ne me simplifie par la tâche...
Les virages alternent avec des montées, et des décrochages.

Il faut vraiment lui tirer dessus pour qu'il décroche ce DR221. En plus il décroche bien droit, même pas rigolo. :-)

On a beau être sur la Rance juste à l'Est du terrain il faut quasiment y aller au VOR. On voit bien le sol, la côte mais tout semble se perdre dans une brume laiteuse. Je ne suis pas très à l'aise car il y a d'autres avions en vol. Mais mon instructeur me dit justement que ça fait partie de la formation.

Comme d'habitude nous terminons par une simulation de panne moteur. Posé juste sur les peignes. On a failli ne pas se faire la piste car on a dû rallonger le circuit pour laisser passer un avion en finale qu'on ne voyait pas alors qu'il était en fait en courte finale.

On est reparti pour un tour de piste et là à chaque fois j'essaie d'en faire un peu plus. Je n'ai pas encore vraiment mes repères et il y a encore beaucoup de choses à gérer. Lors du second tour de piste, je n'ai pas remarqué que j'avais oublié de couper la réchauffe carbu, mais je sentais bien que ça accélérait moins bien. Heureusement mon instructeur s'en est lui très vite apperçu.
Je suis assez content d'avoir bien tenu l'axe de la finale. Je n'arrive pas encore à appréhender le bon moment pour l'arrondi mais c'est normal, ça viendra, je n'ai pas encore 3h de vol! (2h55)
J'espère juste qu'on fera des briefings/debriefings car ça commence à me manquer de ne pas pouvoir analyser plus précisément mes vols.

Vivement la semaine prochaine.
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25 octobre 2003 6 25 /10 /octobre /2003 00:00
Aujourd'hui j'arrive 30 minutes en avance à l'aéro-club, espérant
en profiter pour discuter avion avec les membres présents.
Hélas, j'ai droit à un accueil glacial. La télé diffuse à tue-tête
(à en couvrir le bruit de la radio), le match de rugby du jour.
Je me demande si je ne suis pas au PMU du coin...
Enfin des gens arrivent pour un vol découverte. Sur le tarmac j'ai
sympathisé avec une des personnes restées à terre avec sa jeune fille, à
lui expliquer la différence entre les avions à train tricycle, et "mon" DR221, à
train classique, à lui montrer le circuit de piste et lui expliquer pourquoi l'avion
dans lequel avaient pris place ses proches tardait à décoller (il y avait un autre
avion en finale).

Arrive mon instructeur, qui visiblement s'est fait larguer par son élève sur le taxiway :-)

Au programme du jour, toujours de la mania, prise en main. Avec cependant quelques nouveautés.
Les checklists sont déroulées comme d'habitude. Essais moteur, alignement en 17 et c'est parti!
Je suis aux commandes. Cette fois j'hésite un peu moins à mettre du manche en avant pour passer en ligne de vol. 60Kt, l'instant magique! Une légère traction sur le manche et nous voilà flottants dans l'air. Pallier d'accélération jusqu'à 70Kt puis assiette de montée.
Cette fois c'est moi qui manipule les volets (manuels sur le DR221) et qui trimme l'avion.
Direction le Cap Fréhel.
J'ai du mal avec les premiers virages. Je ne sais pas si c'est le manque de sommeil mais j'ai vraiment l'impression d'avoir du mal à me concentrer. Enfin ça va déjà beaucoup mieux après quelques minutes, bien que j'aie toujours tendance à mettre de la bille du mauvais côté!
Virages en pallier dans un sens, dans l'autre, demi-tour sur le Cap Fréhel direction Saint Malo.
Mises en montée, descente, re-virages, puis arrivés sur le barrage de la Rance, j'ai eu droit
à mes premiers décrochages. J'ai été très surpris par l'assiette très importante au décrochage, il faut vraiment lui tirer dessus!
Mais c'est très sympathique de décrocher au-dessus de Saint-Malo. Un de ces jours il faudra vraiment que je me paye quelques heures de Cap10! ;-)
Il est temps de rentrer, non sans avoir auparavant refait un 360°.
Comme lors de mon précédent vol, celui-ci s'est conclu par une PTU et un tour de piste.
J'ai pu encore apprécier de faire décoller mon avion préféré, et mesurer le chemin qu'il me
reste à parcourir avant d'être capable de le poser seul.

Vivement mon prochain vol!
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20 octobre 2003 1 20 /10 /octobre /2003 18:28

Hier j'avais rendez-vous à 17h30 avec mon instructeur et le vol s'annonçait
un peu compromis par l'exercice Opera.
En arrivant à Dinard, des mirages déchiraient le ciel. Tant pis, cette fois
je m'étais fait à l'idée de ne pas voler, j'allais juste au club pour voir du
monde. Il y avait foule sur le tarmac, à regarder les mirages se faire la chasse.


Mon instructeur arrive à l'heure prévue et il me dit, "bon eh bien on y va tout de suite".
Et il n'aurait pas pu me faire plus plaisir! :-)
Le temps se gâtait à l'Ouest, et on n'était pas autorisés à sortir de la CTR, mais
c'était suffisant pour les exercices du jour.


Au point d'arrêt 30, on a dû laisser passer 2 énormes Pumas. C'est impressionnant
ces bêtes là. Comment ils glissaient majestueusement à quelques mètres du sol sur la piste
30 pour rejoindre l'intersection des 2 pistes et décoller en 35.
Moi qui pensait qu'ils auraient décollé à la verticale, comme des hélicos quoi, et pas comme
des avions! :-)


Après ce fut notre tour, départ vers le Fort La Latte avec au programme du jour de la
mania de base. Tenue de cap et de pallier, puis virages à gauche et à droite à 30° en pallier.
Va falloir que j'apprenne à doser le pied moi d'ailleurs...
J'ai pu tester que "mon" DR221 est étanche car on a un peu volé sous la pluie qui arrivait
par l'Ouest. Demi-tour, direction St Malo.
Toujours les mêmes excercices. Arrivé presque à la pointe du Groin, 360° à 30° par la gauche.
Là c'était plus difficile: le gris de la mer se confondait parfaitement avec le gris du ciel et
l'absence totale d'horizon n'a pas facilité la tenue du pallier...
Virage à droite, plein Est. Arrivé sur la baie de la rance, je me suis essayé aux virages
à 45°. Oui, je dis "essayé" parce que dire que c'était réussi serait vraiment prétentieux :-)
Ensuite j'ai eu droit à une démonstration de virages à 60°. Je dois avouer que
c'était la première fois que je "pesais" 180Kg et que j'étais assez désorienté....


Enfin, retour vers le terrain, PTU avec les explications qui vont bien. Puis on a terminé par un tour de piste standard.


Je mesure toute l'ampleur du chemin à parcourir, mais qu'est-ce que je suis heureux de savoir
qu'un jour qui si tout va bien n'est pas si loin que ça, mon instructeur me laissera m'envoler seul...


Vivement samedi prochain! :-)


Patrice, apprenti pilotaillon à Dinard.

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20 octobre 2003 1 20 /10 /octobre /2003 18:27

Comme vous le savez j'avais rendez-vous cet après-midi avec mon
instructeur pour mon premier vol en qualité d'apprenti pilotaillon.


J'arrive à l'Aéroclub de la Côte d'Emeraude vers 14h30, accueilli par
Pierre Garidou, son père et Annie, la secrétaire du club.


En attendant mon instructeur je remplis les formalités d'adhésion sans
oublier d'alimenter mon compte pilote :-)


Puis vint le moment tant attendu.
Je me présente et je parle de mes différents vols d'initiation et en tant
que passager ainsi que mes vols virtuels avec Flight Sim.
Et pour répondre à un fil de discussion récent à ce sujet, mon
instructeur est un fervent défenseur de FS en tant qu'outil
d'apprentissage à l'utilisation des instruments et à la radio-nav. Ca
permet quand on passe au vol réel de se concentrer sur le pilotage plutôt que
sur
l'utilisation des instruments. Il m'a d'ailleurs encouragé à continuer à
voler avec
FS à l'issue de notre vol d'aujourd'hui.


Le vol d'aujourd'hui sera un vol de "prise en main". Une ballade pour
faire connaissance tous les trois.


Le vent est assez fort (17kt) je crois, mais de face. Le plafond est
suffisant (entre 2500 et 3000 ft) et la visi excellente.


Nous voilà donc parti. Lors du roulage je demande inquiet si c'est
vraiment si difficile un train classique. La réponse ne se fait pas
attendre: "essaie par toi-même" :-). A basse vitesse je n'ai pas
trouvé ça particulièrement compliqué.


Point fixe, Jean-Maurice m'explique la check avant décollage en
détails puis on s'aligne à l'intersection des 2 pistes (on a 1100m
devant et derrière nous, et 45m de large!).
Je le suis aux commandes. Plein gaz et très rapidement nous sommes déjà en
l'air.
Je prend les commandes et c'est parti pour 45 minutes passionnantes.


Pour ceux qui ont la malchance de voler en région parisienne ;-)
devant nous nous avons Dinard et St Briac sur mer, plus loin à gauche
le Cap Fréhel.
J'oblique à droite et nous longeons maintenant la côte face à St Malo.
Au loin on voit bien Jersey, les îles Chausey et la baie du Mont St
Michel, notre destination du jour.
Arrivé à la verticale de la Pointe du Groin, virage à droite en
tentant de garder la bille centrée (j'ai bien dit en "tentant" :-) ),
nous survolons maintenant Cancale.
Descente à 1500 pieds pour observer les moutons de pré-salé. (et pour
observer les réactions de l'avion tout de même :-) ).


Dans le cockpit c'est une discussion passionnée, on ne va pas
transpirer dès le premier jour, sur la chance qu'on a de voler dans un
tel environnement.


Nous contournons le Mont à bonne distance, puis cap sur Dinard en
jouant un peu avec le VOR. Arrivée verticale terrain, pour me montrer
comment ça plane bien un DR221 il m'a fait le coup de la panne. Ca
doit être une manie chez les instructeurs! :-)
Posé sur les peignes, arrêté avant le seuil sans frêner! (ça doit être
le vent de face je suppose). Pour ne pas avoir à remonter les 1100m de
piste, on a refait un circuit. Court et basse hauteur pour se poser
près de la bretelle de sortie.


C'est vraiment un avion Sympa ce DR221. Je sais que ça ne sera pas
toujours une partie de plaisir pour arriver à le maitriser. Mais j'ai
déjà hâte d'être le week-end prochain, là où les choses sérieuses vont
commencer.


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3 octobre 2003 5 03 /10 /octobre /2003 18:26

Message envoyé le 3 Octobre 2003 sur la Pilotlist (http://www.pilotlist.org)


Eh bien voilà, ça devait bien finir par m'arriver un jour ou l'autre à force de côtoyer la pilotlist (http://www.pilotlist.org). Demain est LE jour pour moi. Le jour où je vais faire mes premiers pas d'élève pilote. J'ai encore du mal à réaliser que cette fois je ne rêve pas, que demain je serai bel et bien apprenti pilotaillon sur F-BOZO, DR221 de l'aéro-club de Dinard.


Mais laissez-moi vous raconter comment ceci est arrivé.


Il y a 31 ans de cela naissait quelque part en France... Enfin, abrégeons. Mon premier souvenir aéro remonte à mon baptême de l'air, il y a au moins 25 ans de cela. Mon grand-père passionné de bateaux et d'avions nous emmenait alors, moi et ma soeur, très souvent à l'aérodrome de Montendre, petit terrain en herbe perdu dans les bois, en Charente Maritime. Et un beau jour... nous nous retrouvâmes tous les deux à bord d'un Jojo ! Je vois encore le visage du pilote, un vieux monsieur, ainsi que le trajet que nous avons fait autour du lac de Montendre, le passage bas au retour suivi d'une ressource (tiens, mais ça me rappelle une autre personne avec qui je vole ça ?). C'est étonnant comment ce souvenir est intense, si longtemps après. D'autant plus étonnant qu'il s'est complètement effacé de ma mémoire pendant près de 25 ans !


Quelques vols en avion de ligne n'ont pas ranimé la flamme. L'idée même de piloter un avion ne m'a jamais effleuré l'esprit. J'ai pourtant joué un peu avec FS 2 sur Atari, plus tard j'ai cotôyé un pilote en école d'ingénieur, mais rien.... Rien jusqu'à un beau jour d'août 2001 où à la faveur d'une journée d'inter-contrat, une de ces journées où on n’a rien d'autre à faire que de tuer le temps, il s'est produit un déclic en moi. Je ne sais pas pourquoi ce jour là je me suis dit: "Et si je faisais le tour des sites aéronautiques ?" En fait je cherchais surtout des informations sur les instruments, sur comment vole un avion. Forcément je n'ai pas mis longtemps à tomber sur LE site, et à m'inscrire à LA liste dont ont ne revient pas. Geste qui allait changer le cours de ma vie.


J'ai tout d'abord découvert que piloter un avion était bien plus accessible que je ne le pensais, bien que cela fût alors encore hors de ma portée. Peu à peu j'ai découvert ce monde dont j'ignorais tout. Je me suis mis à rêver en lisant les récits d'élèves pilotes, les récits de lâchers. Après quelques semaines d'observation en silence, je me suis présenté à la liste peu après mon premier vol d'initiation. Quelques jours plus tard, le Breton volant le plus célèbre venait me prendre à l'aéroport de Rennes dans son "tas de ferraille" habituel pour une balade autour du Mont St Michel et un tour sur la petite piste en herbe de Ploërmel où j'ai vu un autogyre en vrai pour la première fois.
Puis ce fut mon premier rascol, Pontivy 2002, quelques vols avec des colibris rennais. Et ne pouvant toujours pas voler j'ai commencé à mettre ma première passion (l'informatique) au service de la seconde. Avec la refonte de feu le "Dico à Georges" ainsi que le programme de consultation du dico hors ligne, prêt quelques jours avant qu'il n'ait fallu saborder le dico... Puis mon implication dans le projet Openflyers auquel malheureusement je ne peux consacrer tout le temps que je souhaiterais. J'ai ainsi rencontré des gens bien sympathiques. Je garde un souvenir ému d'un certain 1er mai 2003, un "rascol de travail Openflyers" chez Christophe Laratte, colibri-instructeur-zident de l'ACB qui s'est terminé, comme tout bon rascol, dans un avion. Sauf que là, j'étais en place gauche, Christophe à ma droite, Jean de Pardieu et mon demi-frère à l'arrière. Ce fut pour moi la première fois que je pilotais "vraiment" un avion. Mon premier décollage aux commandes, et tout un tas d'autres premières. Même que mon instructeur m'a fait le coup de la panne arrivé verticale du terrain à 2000 pieds !
Je n'ai pas tenu un manche depuis cette date. Merci encore Christophe de m'avoir offert ce magnifique vol sur le bassin d'Arcachon.


Et puis ce fut le "rascol de trop"...pour mon compte en banque. Il arrive un moment où être le seul colibri non pilote à un rascol devient tellement frustrant qu'on se dit qu'il faut faire quelque chose pour que ça cesse. C'est ce que j'ai fait. J'aurais dû attendre un an avant de pouvoir voler mais j'ai décider de changer un peu les priorités, faire certains sacrifices, pour pouvoir assouvir ma jeune passion. J'ai aussi entre temps convaincu ma femme, qui ne partage pas cette passion, de me laisser au moins essayer, en lui expliquant longuement ce que ça représentait pour moi. Car au delà du simple fait de savoir piloter un avion, c'est aussi pour moi un moyen de gagner la confiance en moi qui me manque tant et qui m'a causé bien des ennuis par le passé. J'en attends peut-être trop, je ne sais pas, en tout cas c'est une bien belle aventure qui commence.


Enfin voilà, il y quelques temps je suis allé rencontrer Pierre Garidou à l'aéroclub de Dinard qui m'a fait visiter les lieux, présenté les avions et recommandé son instructeur.


Et demain nous avons rendez-vous lui et moi, et j'ai encore du mal à me faire à l'idée que cette fois c'est VRAI ! Je réalise ce que j'appelle mon "rêve de trentenaire". J'espère seulement qu'une catastrophe ne viendra pas ruiner mon fragile budget.


Voilà, vous savez (presque) tout. Je ne voulais vous l'annoncer que demain mais je ne tenais plus. Certains de vous étaient au courant, merci d'avoir tenu votre langue ! Merci aux courageux de m'avoir lu et je vous dis à demain pour le récit de ma première leçon, si le temps est de la partie...


Enfin mon dernier mot sera pour les rampants qui comme moi lisent cette liste avec un mélange de plaisir et de frustration : croyez en vos rêves, il arrive qu'ils se réalisent !


Patrice.


P.S: J'ai trouvé la citation ci-dessous sur la liste il y a quelque temps, je ne connais pas cet homme mais personne ne résume mieux que lui ce qui m'arrive actuellement.


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Voler est un vieux rêve que j'ai retrouvé tout au fond d'un tiroir où je rangeais les choses inacessibles. Les circonstances l'ont entr'ouvert...


Michel PIRONNET

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